Marais et rivières

Marais et rivières

Marais d’eau douce ou salée, étangs, rivières, estuaires…, quelle que soit leur nature, les milieux aquatiques et zones humides sont des territoires divers qui présentent un intérêt majeur.

Milieux essentiels pour la gestion équilibrée de l’eau et des milieux aquatiques, ainsi que pour le maintien de diverses activités économiques, les zones humides offrent une grande richesse biologique et remplissent d’importantes fonctions naturelles: accueil de multiples populations d'oiseaux et reproduction de nombreux poissons, contribution à la régularisation du régime des eaux en favorisant la réalimentation des nappes souterraines, la prévention des inondations et l’auto-épuration des milieux. D’autre part, elles jouent un rôle économique non négligeable par leur attrait touristique mais aussi en tant que support pour des activités telles que l’agriculture, la pêche, l’aquaculture …

La Vendée :

  • 120 000 ha de marais, soient 20% de la superficie du Département
  • plus de 5000 km de cours d’eau.
  • Un patrimoine diversifié mais fragile, à préserver et mettre en valeur.
  • Les enjeux: amélioration des ressources en eau en termes de qualité et de quantité.
  • Pour connaître le cadre réglementaire, consulter le document « Milieux aquatiques – Contexte réglementaire ».
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Cohérence des politiques vendéennes sur les milieux aquatiques

En Vendée, le Conseil Général favorise et accompagne les efforts engagés par les gestionnaires locaux sur les territoires de marais et de cours d’eau, en poursuivant deux objectifs principaux :

  • améliorer les ressources en eau, en qualité et en quantité ;
  • préserver et valoriser les zones humides du département.

Deux outils d’intervention ont ainsi été créés en Vendée:

  • une cellule « Marais et rivières » au sein du service de l’eau du Conseil Général en partenariat avec l’Agence de l’Eau. Cette cellule est chargée de l’animation, la programmation, la coordination et le suivi des programmes de restauration et d’entretien des cours d’eau et des marais, de l’appui technique aux maîtres d’ouvrages, de l’évaluation et l’ajustement du programme du Conseil Général en faveur des milieux aquatiques et de la participation à l’élaboration d’outils de communication sur les zones humides, en lien avec les partenaires et l’Observatoire Départemental de l’Eau.
  • un Comité technique départemental "des marais et rivières de Vendée", institué en février 2004, réunissant élus du Conseil Général, Agence de l'Eau, partenaires techniques et acteurs de la gestion de l’eau. Ce Comité se réunit 3 fois par an et donne un avis technique sur les demandes de subventions dans les domaines de l’hydraulique et des milieux aquatiques. C’est également un lieu de discussion sur tous les sujets liés à cette thématique (mise en œuvre des SAGE, gestion des espèces envahissantes, …).

La cellule et le comité permettent notamment de disposer d’une vision globale, à la fois technique, administrative et financière, sur la gestion des ressources en eau du Département, et de se doter d’un suivi et d’une évaluation des actions mises en œuvre en Vendée.

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Les structures gestionnaires des milieux aquatiques en Vendée:

Restauration et entretien des cours d’eau et des marais, lutte contre les espèces aquatiques exotiques envahissantes, … les actions des structures gestionnaires sont nombreuses.

Les principaux organismes ayant compétence sur les marais ou rivières sont les deux institutions interdépartementales de bassin versant, les sept syndicats mixtes de marais et diverses structures pour les rivières, notamment les communes ou, plus souvent, les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI).

La Fédération Départementale pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques (FDPPMA) a compétence dans le suivi des poissons migrateurs et la lutte contre les plantes exotiques envahissantes, tandis que la Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles (F.D.G.D.O.N.) intervient dans la lutte contre les espèces classées nuisibles dont les rongeurs aquatiques (ragondins).

De plus, en réponse à la réglementation qui impose la mise en place de dispositifs de franchissement pour les poissons migrateurs, certains Syndicats Intercommunaux pour l’Alimentation en Eau Potable (SIAEP) réalisent également des travaux.

Le Programme Hydraulique et Milieux aquatiques est consultable sur ce site: « Modalités d'application des participations financières du Conseil Général - février 2008 », ainsi que le « Règlement départemental complet ».

Consulter également le « Guide sur les syndicats mixtes de marais et institutions interdépartementales de bassin versant ».

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Les opérations d'aménagement et d'entretien
en marais et cours d'eau

Le département de la Vendée est concerné par treize Contrats Restauration Entretien (CRE) de cours d’eau ou de zone humide dont certains sont en phase de mise en œuvre ou ont abouti, les autres étant en phase d'études préalables.

Outil de mise en œuvre des actions sur les milieux aquatiques, le contrat est conclu pour une durée de 5 ans entre l’Agence de l’Eau, les maîtres d’ouvrage et les partenaires financiers, dont le Conseil Général avec la cellule « Marais et rivières ».

Le CRE est précédé d’une étude préalable permettant une approche globale et cohérente des causes de dégradation des milieux aquatiques sur le territoire concerné. Cette étude définit le programme d’actions du contrat afin de répondre à l’objectif de bon état écologique.

Sur le département, les CRE couvrent environ 2 300 km de cours d’eau et 117 300 ha de marais.

Chaque CRE porte ses propres enjeux et objectifs, afin de rédiger un programme d’actions adapté au territoire et de répondre ainsi au mieux aux problématiques locales d’une part et aux objectifs de bon état écologique pour 2015 d’autre part.

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La lutte contre les espèces exotiques envahissantes en Vendée

Le département de la Vendée étant particulièrement confronté à la prolifération des espèces exotiques aquatiques envahissantes, plusieurs acteurs interviennent dans la gestion de ces populations.

La lutte contre les rongeurs aquatiques

En matière de coordination et de suivi des actions à l’échelle du département :

La Fédération Départementale des Groupements de Défense contre les Organismes Nuisibles (F.D.G.D.O.N.), de par ses missions légales et réglementaires (article L.252-4, titre V du livre II du code rural et arrêté interministériel du 8 juillet 2003), est chargée de coordonner la lutte collective contre les rongeurs classés nuisibles.

Pour rendre plus efficace l'action de lutte sur le département, une convention de partenariat entre la F.D.G.D.O.N. et les maîtres d'ouvrage qui réalisent la lutte est appliquée depuis 2006. En outre, depuis 2008, un groupe technique départemental réunissant la F.D.G.D.O.N., le Conseil Général et l’Onema coordonne au mieux les actions.

En matière de lutte :

Les opérations de piégeage sont réalisées par 17 groupements cantonaux et inter cantonaux de défense contre les organismes nuisibles (G.D.O.N.) et, particularité en Vendée, par des collectivités telles que le Syndicat Mixte de Gestion Ecologique du Marais Breton et le Syndicat mixte de la Vie, du Ligneron et du Jaunay.

Dans son rôle de coordinateur, la F.D.G.D.O.N. recueille les informations auprès des G.D.O.N. et autres structures intervenant dans la lutte collective contre les rongeurs aquatiques.

Plus de 365 km de linéaire par an ont ainsi été piégés et les captures de ragondins et de rats musqués restent encore élevées. Une tendance à l’augmentation des prises est à noter sur ces dernières années.

D’autre part, la F.D.G.D.O.N. réalise des piégeages sur 7 espaces naturels sensibles du Conseil Général et sur 12 barrages d’alimentation en eau potable.

Il est à noter que dès 2004 la lutte chimique a été abandonnée pour respecter au mieux le milieu naturel.

Consulter les bilans annuels de la lutte contre les rongeurs aquatiques nuisibles en rubrique documentation.

La régulation des plantes exotiques envahissantes

En matière de coordination et de suivi des actions à l’échelle du département :

En Vendée, dans le domaine des plantes exotiques envahissantes, depuis 2004, la coordination est pilotée par le groupe technique départemental « plantes envahissantes ». Animé par la cellule Marais et Rivières, ce groupe technique est constitué par l’Agence de l'Eau, les services de l’Etat, la F.D.P.P.M.A, la F.D.G.D.O.N., l’ONEMA …

De plus, la Fédération Vendéenne de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique est subventionnée par le Conseil Général pour assurer la coordination départementale des actions de gestion des plantes exotiques.

Les grandes orientations définies par le groupe technique sont :

  • la poursuite du réseau départemental de surveillance de l'envahissement, afin de couvrir l’ensemble du département,
  • le renforcement de la mission de conseil et d'assistance auprès des gestionnaires,
  • le suivi et l’évaluation des actions engagées,
  • le renforcement des actions de communication, notamment envers les jardineries et le grand public.

En matière de lutte:

Une quinzaine de maîtres d’ouvrage locaux engagent des actions de régulation (collectivités, associations de pêche pour l’essentiel).

Le groupe technique, en accompagnant les maîtres d'ouvrage, a permis la réalisation d'interventions coordonnées sur diverses rivières, canaux et plans d’eau du département.

Les observations de la Fédération Départementale pour la Pêche montrent que les interventions sur cours d’eau, canaux de marais et plans d’eau font appel essentiellement à l’arrachage manuel ou mécanique (plus de la moitié des prestations). Il existe d’autres actions complémentaires telles que le curage et la lutte biologique.

Néanmoins, 59% des plans d’eau affectés ne font pas l’objet d’une intervention car leur statut souvent privé est un frein à toute intervention des collectivités publiques.

Consulter les bilans annuels de la lutte contre les plantes aquatiques exotiques envahissantes en rubrique documentation.

Plus d’informations sur le site de la DIREN: Comité régional de gestion des plantes exotiques envahissantes.

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La qualité des milieux aquatiques en Vendée

Production d’eau potable, loisirs et sports aquatiques, irrigation, abreuvage ou encore aquaculture, au-delà de ces nombreux usages, le maintien ou la reconquête de la qualité des eaux superficielles est nécessaire pour maintenir la biodiversité et l’équilibre des milieux aquatiques.

En matière de définition et d’évaluation de l’état des eaux, la DCE considère deux notions:

  • l’état chimique, destiné à vérifier le respect des normes de qualité environnementales fixées par des directives européennes. Seules, deux classes d’état sont prévues: respect ou non-respect. Les paramètres concernés sont les substances dangereuses qui figurent à l’annexe IX de la DCE et les substances prioritaires citées à l’annexe X.
  • l’état écologique qui, lui, se décline en cinq classes d’état: très bon à mauvais. L’évaluation se fait, principalement, sur la base de paramètres biologiques et par des paramètres physico-chimiques sous-tendant la biologie. La nature et les valeurs-seuils de ces paramètres ne sont pas précisément définies par la DCE: chaque Etat-membre a donc la possibilité de proposer des méthodologies et des outils dans la mesure où ils répondent aux exigences de la DCE.

Ci-dessous quelques larves aquatiques d’insectes. Ces larves sont de bons indicateurs de la qualité de l’eau: en fonction du type de familles trouvées (certaines sont plus sensibles à la pollution que d’autres), de leur diversité et du nombre d’individus, on peut définir si le milieu présente une bonne qualité ou s’il a été dégradé.

Larves de trichoptères à fourreau. Ces larves fabriquent leur étui avec les éléments trouvés dans le milieu
(sable, cailloux, petites brindilles, …)

Les méthodes d’évaluation de la qualité des eaux pratiquées en France avant l’application de la DCE, notamment avec le Système d'Évaluation de la Qualité de l'Eau (SEQ-Eau), correspondaient sensiblement à ce modèle. La différence introduite par la DCE réside dans le fait que l’évaluation de l’état écologique des milieux aquatiques s’effectue désormais par rapport à une référence adaptée à chacune des masses d’eau. Pour l’atteinte du bon état, seul un écart «léger» à ces conditions de référence sera toléré.

La DCE fixe, pour 2015, un objectif :

  • de bon état (écologique et chimique) pour l’ensemble des milieux aquatiques,
  • de bon état chimique et de bon potentiel écologique pour les masses d’eau artificielles ou fortement modifiées (exigences de qualité et de délais moindres que pour le bon état).

Pour plus de détails, consulter le document sur l’évaluation de la qualité des milieux aquatiques.

En Vendée, un certain nombre d’opérations visent à préserver la qualité de nos ressources et différents réseaux de mesure permettent de suivre l’évolution de la qualité de l’eau.

Les cartes de qualité de l’eau présentées sur ce site sont élaborées sur la base du SEQ Eau.

Pour en savoir plus, consulter: l’Observatoire des pesticides de Vendée,

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Les actions pour améliorer la qualité de l’eau

Les sources de pollution et d’altération de la qualité des milieux aquatiques sont multiples. A l’origine de ces dégradations, on trouve des activités agricoles, industrielles ou urbaines (ménages, collectivités) et, souvent, plusieurs de ces causes associées.

Les pistes pour améliorer la situation sont donc diverses et, aux niveaux européen et national, plusieurs mesures réglementaires ont été prises.

Pour plus d’éléments sur les mesures réglementaires prises au niveau européen pour améliorer la qualité de l’eau, consulter le document « Mesures réglementaires européennes ».

Par ailleurs, en Vendée, un certain nombre d’actions complémentaires sont mises en œuvre :

Opérations de bassin versant :

Depuis 2000, des contrats EVE (Eau Vendée Environnement) ont été lancés sur cinq bassins versants de retenues d’eau destinées à la production d’eau potable et présentant une dégradation de la qualité de l’eau brute.

Destinées aux particuliers, agriculteurs, industriels et collectivités, ces opérations ont pour objectif d’améliorer et préserver la qualité de la ressource en eau en luttant contre les pollutions agricoles et non agricoles. Cela passe par l’information, la formation, les conseils techniques, les aides financières et le suivi de la qualité de l’eau. Gérées par le syndicat départemental d’alimentation en eau potable Vendée Eau, ces opérations sont aidées financièrement et techniquement par le Conseil Général, l’Agence de l’Eau et la Chambre d’Agriculture. (site Vendée Eau: opérations EVE)

Le même type d’opération existe sur le bassin versant de Moulin Papon, piloté par l’agglomération de la Roche-sur-Yon..

Amélioration de l’assainissement collectif et non collectif :

Les collectivités locales (communes, groupements de communes), avec l’aide du Conseil Général et de l’Agence de l’Eau, améliorent la collecte et l’épuration des eaux usées. Cela consiste notamment à construire et rénover les réseaux de collecte et les stations d’épuration d’eaux usées ainsi qu’à mettre en place des services d’assainissement non collectif performants, conformément aux réglementations. (consulter la rubrique « Assainissement »)

SAGE :

Dans les Schémas d’Aménagement et de Gestion des Eaux, un certain nombre d’objectifs sont fixés pour préserver et/ou améliorer la qualité de l’eau. Ces objectifs s’imposent à toute personne publique ou privée pour l'exécution de toute installation, ouvrage, travaux ou activité soumis au régime d’autorisation ou de déclaration. (Consulter la rubrique « Planification et gestion de l’eau »)

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SAGE - Schéma d'Aménagement et de Gestion des Eaux