Que l’on capte une ressource proche du lieu d’utilisation : maison, école, entreprise, …, ou que l’on soit amené à faire venir l’eau de plus loin (peu ou pas de ressource proche, qualité insuffisante, forte demande, …), les réseaux d’adduction, composés de canalisations et de châteaux d’eau ou réserves bâchées, entrent en jeu. Encore faut-il préserver la qualité de l’eau durant tout le trajet …
Les principaux réseaux vendéens sont interconnectés afin de relier les usines de production entre elles.
Cela permet d’assurer la continuité du service, que ce soit en période de pointe (fortes consommations estivales),
ou en cas de crise, comme lors de la pollution ponctuelle d’une ressource obligeant à faire appel
à une ressource de substitution.
Plus de 13 000 km de réseaux conduisent l’eau potable depuis les unités de traitement jusqu’aux robinets des Vendéens.
Ces réseaux présentent un rendement moyen de plus de 80%, ce chiffre est relativement satisfaisant
mais l’on cherche toujours à l’améliorer en entretenant régulièrement et en remplaçant les réseaux
les plus anciens afin de limiter les pertes en eau. Les 20% d’eau perdus sont en effet dus
aux fuites sur réseaux et aux purges.
En Vendée, l’eau distribuée est majoritairement issue d’eaux de surface et donc souvent douce,
comprise entre 10 et 20°F.
Sur les zones alimentées par des eaux souterraines issues du massif granitique,
ou par des eaux de nappe alluviale, il peut être observé une dureté inférieure à 10°F.
À l’inverse, sur certaines zones du Sud Vendée, alimentées par des eaux issues du bassin géologique calcaire,
la dureté peut dépasser 30°F.
À la sortie de l’usine de traitement, des pompes refoulent l’eau jusqu’aux lieux de stockage :
châteaux d’eau et réservoirs au sol. L’eau transite ensuite gravitairement par des conduites d’adduction
vers d’autres châteaux d’eau situés à proximité des lieux de consommation.
Si la gravité ne suffit pas, une station de surpression peut être intercalée sur une conduite
pour compenser les pertes de charge.
L’interconnexion des réseaux de distribution permet d’alimenter les châteaux d’eau à partir de plusieurs ressources. La carte ci-dessus représente l’alimentation classique du territoire vendéen, la répartition pouvant être modifiée en fonction de contraintes techniques ou de l’intensité des besoins, notamment l’été avec l’affluence des touristes.
En Vendée, le syndicat départemental d’alimentation en eau potable (Vendée Eau)
rassemble 20 syndicats intercommunaux d’alimentation en eau potable (SIAEP), plus Benêt
et l’Ile d’Yeu, communes isolées, soient 276 communes au total, sur les 282 que compte le Département.
St-Philbert-de-Bouaine et Rocheservière sont rattachées au SIAEP de la Région de Grand-Lieu
(SDAEP de Loire Atlantique), tandis que Challans, Fontenay-le-Comte, La-Roche-sur-Yon et St-Mars-la-Réorthe
gèrent indépendamment le service d’alimentation en eau potable.
La distribution de l’eau
Les collectivités (SIAEP ou communes) rattachées au syndicat départemental lui ont transféré la compétence « distribution de l’eau ».
Les 6 autres communes assurent elles-mêmes la distribution de l’eau potable sur leurs territoires respectifs.
Comme pour la production, l’exploitation de la distribution est généralement confiée à des sociétés fermières
(la SAUR, la Générale des Eaux, la Lyonnaise des Eaux et la Nantaise des Eaux), sauf à St-Mars-la-Réorthe
où la commune assure la distribution d’eau potable en régie directe.