Selon la ressource utilisée, le mode de production de l’eau potable diffère quelque peu. Ainsi, une eau puisée dans une nappe souterraine peut être envoyée dans les réseaux telle quelle ou avec un traitement réduit, tandis qu’une eau de surface passe par une usine de traitement. Dans tous les cas, la qualité de la ressource est primordiale pour notre approvisionnement.
En Vendée, l’eau potable est produite à partir de 13 captages dans les nappes souterraines (puits ou forages),
d’une installation mixte (eaux souterraines et superficielles) à St Laurent sur Sèvre et de 10 usines de traitement
puisant l’eau brute dans 13 barrages sur cours d’eau (dont un complexe de 3 barrages à Mervent).
Les volumes produits sont de l’ordre de 50 millions de m3 par an, essentiellement à partir d’eaux de surface.
Cette répartition est une spécificité vendéenne. En effet, en France, en moyenne,
les eaux d’origine souterraine fournissent 60% de l’eau potable et les eaux superficielles 40%.
En Vendée, les procédures pour la mise en place des périmètres de protection autour des captages d’eau souterraine
sont en cours ou doivent être révisées, seuls 2 captages bénéficient d’arrêtés de DUP (déclaration d’utilité publique) récents.
En ce qui concerne les eaux superficielles, la plupart des périmètres doivent être réactualisés.
La plus grande part de l’eau consommée par les Vendéens provient des eaux de surface.
Afin de reconquérir la qualité de ces eaux, les syndicats départemental et intercommunaux d’alimentation en eau potable
(Vendée Eau et SIAEP), le Conseil Général, le Conseil Régional, l’Etat, la Chambre d’Agriculture et l’Agence de l’Eau
Loire Bretagne se sont associés pour mettre en œuvre les opérations « Eau Vendée Environnement » (EVE).
Ainsi, lancées il y a quelques années sur le bassin versant de Rochereau, et étendues aujourd’hui aux autres bassins concernés,
des opérations de communication et de formation sont proposées aux élus, agriculteurs, industriels et
à l’ensemble de la population afin que chacun adopte des pratiques plus respectueuses vis à vis de son environnement.
La Communauté de Communes du Pays Yonnais réalise le même type d’opérations sur le bassin versant de Moulin Papon.
Les 8 SAGE
qui couvrent notre territoire doivent également permettre de gérer
au mieux nos ressources grâce à une concertation entre les usagers.
La carte ci-contre donne une idée des volumes d’eau potable produits à partir de chaque captage
souterrain ou de chaque usine de traitement d’eau de surface.
En cliquant sur les points, vous pourrez accéder aux fiches descriptives des captages
et des usines, ainsi qu’aux données sur la qualité des eaux brutes avant traitement.
En Vendée, le syndicat départemental d’alimentation en eau potable (Vendée Eau)
rassemble 20 syndicats intercommunaux d’alimentation en eau potable (SIAEP), plus Benet et l’Ile d’Yeu,
communes isolées, soient 276 communes au total, sur les 282 que compte le Département.
St-Philbert-de-Bouaine et Rocheservière sont rattachées au SIAEP de la Région de Grand-Lieu
(SDAEP de Loire Atlantique), tandis que Challans, Fontenay-le-Comte, La-Roche-sur-Yon et
St-Mars-la-Réorthe gèrent indépendamment le service d’alimentation en eau potable.
La production de l’eau
Les syndicats intercommunaux ont la responsabilité de la production d’eau potable.
Les communes de Fontenay-le-Comte, La-Roche-sur-Yon et St-Mars-la-Réorthe sont responsables de leur propre production d’eau potable.
L’exploitation de la production est en général confiée à des sociétés fermières (la SAUR et la Générale des Eaux),
sauf pour St-Mars-la-Réorthe qui assure la production d’eau potable en régie directe.
Les communes ou groupements intercommunaux non producteurs, c’est-à-dire ne disposant pas
sur leur territoire de captage ou d’usine de traitement, doivent acheter l’eau potable à des
collectivités productrices. En Vendée, la plupart des SIAEP et communes ont délégué la distribution
de l’eau potable au syndicat départemental qui se charge donc d’acheter l’eau aux collectivités
productrices, adhérentes ou non.